Je ne trouve jamais rien.

Il lui dit qu'il était triste et qu'il n'arrivait pas à chier.

 

-         Que faites vous quand vous êtes triste ?

-          Je fabrique des culs en bois qui ne risquent pas d’être triste à l’idée de ne pas savoir  chier.

-          Ah.

-          Et vous, qu’est-ce que vous faites quand vous êtes triste ?

-          J’écoute le chant des baleines…

-          En voilà une drôle d’idée et pourquoi ?

-          Et bien, pour ne plus être triste…

-          J’entends bien, mais pourquoi les baleines ?

-          A vrai dire, je ne sais pas trop, la première fois que j’en ai vu c’était à la                                  télévision.

-          La télévision ? Mais qu’est- ce que c’est que ça ?

-          C’est une boite qui se prend pour le monde alors qu’elle n’a même pas de cul.

-          Ah … Et donc, les baleines ?

-          Le jour où je les ai entendus, je me suis senti loin du monde, très loin du                                  monde, pourtant je regardais la télévision mais j’avais la sensation d’être                        ailleurs parce que les baleines, elles m’enlevaient les mots de la bouche et pas seulement de la bouche d’ailleurs, de l ´âme également, elles parlaient pour moi… oh la la ! si je savais chanter comme ça moi, les baleines, quand je les écoute, j’ai la sensation que plus rien n’a d’importance…

                  -          Et c’est tout ce que vous avez trouvé à faire par les temps qui courent ?

                  -          Etes vous sur que les temps courent ?

 

Mais  le cul n’avait rien compris au temps.

 

                  -          promettez – moi que vous ne m’abandonnerez jamais et que vous m’aimerez               toujours…Toute la vie... 

                  -          Mais si jamais je ne vivais encore que quelque jours, pensez vous qu jáurai tout de même du mérite á vous faire une telle promesse ? Et quand bien même...en me faisant promettre une telle chose, vous risquez de me faire tuer la promesse que je m’apprête à enfanter.Les promesses ne sont pas faites pour être dites, elles existent dans le coeur des choses et c est comme ca qu´ on les accouche...

                   -          Alors, vous pouvez donc enfanter ?

                  -          Oui, je le peux.

                  -          Je ne le savais pas.

                  -          Moi non plus. Jusqu’à ce que je vous rencontre. Vous rendez mon cœur comme                     au commencement.

                  -          Lequel ?

                  -          Je ne le sais pas vraiment. Un commencement qui m’est arrivé un jour, un jour                        de grand vent il y a très longtemps alors que je ne m’y attendais pas. D’ailleurs,                     attendais-je vraiment ? Et moi ? Etais-je attendu ? C’est la plus belle chose qui soit ma chère de pouvoir être attendu quelque part vous ne trouvez pas ?

                  -          Je ne trouve jamais rien, je perds les choses plutôt que je ne les trouve. J’ai                 toujours été comme ça, à croire que j’y trouve un certain plaisir…

Mais il l´a perdit de vue... Car lui aussi perdait les choses et les autres...

 

 

 

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